L’ingénieur au service de la sylviculture

La forêt est un milieu naturel complexe, dont la société a de tout temps profité des bienfaits et des ressources. Au gré des progrès technologiques, de la croissance démographique et de l’évolution des structures sociales et politiques, le rôle de la forêt a constamment évolué, sans que son importance n’ai jamais diminué.

Aujourd’hui en Suisse on lui reconnaît quelques prestations spécifiques:

  • production de bois comme ressource primaire (construction et énergie)
  • protection contre les dangers naturels (avalanches, chutes de pierres en particulier)
  • biodiversité et paysage (valeur naturelle en soi, mais également pour la population, le tourisme)
  • sociales (lieu de détente, d’activités sportives en autre)

La planification sylvicole est l’art de mettre en perspective ces différentes prestations dans une vision à moyen et long terme, et pour le forestier le long terme est vraiment long, si l’on sait qu’un arbre est prêt à être récolté après 80 ans au mieux, mais que sa durée de vie s’étend facilement au delà de 300 ans.

Chacune de ces prestations ne peut pas forcément être remplie simultanément sur l’ensemble de la surface forestière. Si pendant longtemps l’exploitation forestière durable a produit dans son sillage de nombreuses prestations tierces (stabilité et biodiversité par exemple), aujourd’hui les demandes envers la forêt deviennent parfois très contraignantes envers le propriétaire et l’exploitant, généralement sans contrepartie.

La durabilité de l’exploitation forestière est historiquement le premier objectif d’une planification sylvicole. Il s’agit de ne pas exploité plus que ce que la forêt produit, ou pour une version plus économiste de n’exploiter que la rente du capital. Pour la ressource bois, il s’agit par exemple de 5 à 10 m3 par hectare et par an. Ce principe peut être étendu à l’ensemble des prestations.