Le sol forestier vit

L’ Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL publie une notice captivante sur le sol forestier. Les sols forestiers sont vieux de plusieurs millénaires, mettant parfois près de 100 ans pour former une épaisseur de 1 cm. Aucun apport d’engrais ne les a enrichis et ils participent fortement à la biodiversité. Un sol vivant est primordiale pour la santé de nos forêts, car il permet un recyclage continu des matières organiques, ce qui en fait un exemple très concret du concept de développement durable.

Article bien illustré, en allemand

Liuzhou forest city

De l’utopie à la réalité, cela a toutes les chances de se passer en Chine actuellement.

L’architecte Stefano Boeri  a réalisé en 2016 un projet de forêt urbaine sur une surface de 138.5 ha à Liuzhou en Chine. Cette ville, habitée par un demi-million d’habitant, est située au sud de la province de Guangxi dans une région montagneuse. Cette région est connue mondialement pour ces épisodes de smog à cause de la surpopulation.

La municipalité de Liuzhou a mandaté Boeri pour une planification urbaine, dont le projet a abouti à la première ville-forêt. Les prototypes à Milan des forêts verticales a permis de développer l’idée d’association saine et équilibrée entre la biodiversité des espèces et les humains dans un environnement urbain. La ville-forêt de Liuzhou habritera 30’000 habitants ainsi que 40’000 arbres et 1 million de plantes d’une centaine d’espèce différente.

Il bosco verticale, Milano

Le résultat d’une telle ville-forêt en termes de dépollution  est l’absorption d’environ 10’000 tonnes de CO2 et 57 tonnes de micro-particules chaque année, ainsi que la production d’environ 900 tonnes d’oxygène. Pour la santé humaine, la ville-forêt permettra d’améliorer fortement la qualité de l’air, de diminuer la température moyenne des îlots de chaleur et de générer une barrière acoustique à la pollution sonore. Pour la biodiversité des espèces végétales et animales vivants dans l’écosystème voisin, ce sont une multitude de nouveau habitat disponible pour leur développement.

Le projet a débuté en 2017 et devrait se terminer en 2020.

Stefano Boeri a un projet similaire de foresterie urbaine à Lausanne, le projet The Tower of Cedars (en cours depuis 2015).

Revitalisation du pâturage boisé du Biolley comme mesure de compensation

En 2002, le bureau ETUFOR SA réalisait un dossier de défrichement pour les forces motrices d’Orsières (DranseEnergie SA). Afin de compenser ce défrichement, des mesures ciblées de revitalisation d’un pâturage boisé au Biolley ont été proposées. La réouverture de cet ancien pâturage en friche avait pour objectif sylvicole d’offrir un nouvel espace de gagnage pour la faune à l’extérieur de la forêt, afin de diminuer la pression du gibier dans les forêts protectrices. Ces interventions devaient également diminuer l’uniformisation du paysage, redonner des surfaces attractives pour l’agriculture et offrir de nouveaux espaces pour la biodiversité. Seule une exploitation agricole durable est à même de maintenir ce type de milieu très diversifié, les propriétaires et exploitants ont ainsi été dès le départ intégrés à cette démarche.

En 2005, 4 hectares de friches ont été réouvertes, ainsi que la remise en état d’un sentier. Cette première dans le cadre des mesures de compensation a partitipé à la mise sur pied du concept de projet régional de compensation, qui permet actuellement de regrouper différentes compensations à des défrichements au sein de projets plus grands, plus ambitieux et plus cohérents en faveur la nature.

Lien vers la fiche : Service des forêts et du paysage, Canton du Valais

Journée internationale de la forêt, 21 mars 2017


Selon la FAO, 40% de l’énergie renouvelable consommée dans le monde provient du bois. Il provient du bois exploité pour son énergie propre, de la biomasse valorisée en marge de l’exploitation forestière (branches, cimes, arbres de mauvaise qualité, …), des déchets provenant de la transformation du bois (sciure, écorces, …), de l’entretien de boisements (jardinage, paysagisme, …) ou encore de produits en fin de vie qui nécessitent une combustion appropriée en raison des polluants (meubles, démolition de maisons, …).

Panorama des pâturages boisés de Mont-Chemin, Col du Lein – Blisiers

Le bureau ETUFOR SA a été mandaté par la commune de Vollèges pour étudier les possibilités de mettre en réverve forestière le pâturage boisé de Mont-Chemin. Il s’agit principalement de conserver et soutenir une exploitation mixte entre la sylviculture et l’agriculture.

Ce type d’exploitation traditionnelle a une haute valeur culturelle, une biodiversité très riche et offre un cadre exceptionnel pour la détente dans un panorama qui évolue sans cesse au fil des saisons.

Vous pouvez accéder à un panorama 360° ici.

L’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL en Valais

La mise en place du site d’expérimentation de la dynamique des avalanches de la Vallée de la Sionne, par l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF) en 1996, marque le début d’une collaboration très étroite entre le l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) et le Canton du Valais. Les 20 ans de recherche dans ce domaine en Valais font de ce site le hot spot mondial de la recherche et contribue à la réduction des risques liés aux dangers naturels.

Communiqué du SLF

Sur Canal 9

Le Nouvelliste

Journée internationale de la forêt, 21 mars 2016


Chaque Suisse consomme 300 litres d’eau potable par jour. La forêt joue un rôle majeur pour la qualité de l’eau consommée, car son écosystème protégé de tout engrais ou pesticide filtre naturellement l’eau de pluie, raltenti son écoulement et la stocke dans son sol.

Henniez l’avait déjà compris en 1905 (article La Forêt).

La modification de la loi forestière est pratiquement sous toit

La modification de la loi forestière est prête et devrait être votée le 18 mars.

Une dernière divergence de fond portait sur l’inscription dans la loi de l’obligation de disposer d’une formation pour exécuter du travail rémunéré en forêt. Cette position plutôt protectionniste était étonnamment soutenue par le Conseil fédéral et le Conseil des Etats, mais rejetée par le Conseil national. Celle-ci vient d’être abandonnée sous cette forme, une obligation de suivre un cours de sensibilisation sur la sécurité au travail la remplaçant.

La société spécialisée forêt de la SIA (SSF/FVW) était l’une des rares associations consultées à avoir soulevé ce point particulier (position de la SSF). La version finale du texte de la loi lui aura donné raison.

La Confédération devrait également soutenir plus fortement la desserte forestière et l’utilisation du bois. Ceci s’inscrit dans une politique d’un soutient à l’exploitation durable des ressources forestières.

Mise à jour : éditorial de Bruno Röösli, Chef de la section conservation des forêts et politique forestière.

Un arolle bat des records

A 2’765 m au-dessus de Zermatt, Urs-Beat Brändli avait découvert ce qui devait être l’arbre le plus haut de Suisse, un arolle qui ne mesurait que 11 cm. A 2’745 m, plusieurs exemplaire plus gros avaient également été découverts, le plus grand d’une hauteur de 2 m pour un diamètre du tronc de 6 cm.

Depuis, ce record a été battu à plusieurs reprises, dont un arolle à 2’805 m au Clocher d’Arpette à Champex, Orsières (Jean-Paul Theurillat). Avec un minuscule bouleau à 2’860 m à Poschiavo (Sonja Wipf) et un mélèze à 2’971 m à Ausserberg (Egon Feller), le podium est actuellement composé de 3 essences différentes. Une liste actualisée est actuellement gérée par l’inventaire forestier suisse.

Rapport forestier 2015

Rapport forestier 2015Après une première publication en 2005, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) publie son nouveau rapport de référence dix ans après, avec le concours de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL). L’évolution de la situation est analysée à l’aide d’indicateurs standardisés au niveau européen.

Si la forêt semble paraître un milieu naturel immuable, à l’image d’un patriarche plein de sagesse et de bon sens, sa dynamique à l’échelle des générations laisse entrevoir des transformations importantes, ainsi qu’une adaptation constante aux changements sociétaux et environnementaux. En périphérie, la déprise agricole laisse place à des friches où la forêt progresse, alors qu’à proximité des agglomérations la forêt est soumises à des exigences souvent contradictoires.

Très fouillé, le rapport conclut que l’état de la forêt est actuellement bon, mais que les défis futurs laissent entrevoir une situation qui pourrait changer rapidement.

Le bostryche en Entremont

La région de Martigny et de l’Entremont est particulièrement touchée par les dégâts du bostryche depuis 2012, lorsque la tempête Andrea a affaiblit de nombreuses forêts, principalement des pessières. Le canton du Valais cible ses interventions dans les forêts protectrices, car ces travaux nécessitent d’engager des moyens importants. En effet, la seule mesure efficace est l’abattage des arbres infestés et leur écorçage pour empêcher le développement des larves.

Service des forêts et du paysage

Nouvelliste

La forêt valaisanne te protège

foret valais 2016

La forêt valaisanne te protège et offre bien des services.

Le bois, bien sûr, comme ressource et places de travail locales, la protection contre les dangers naturels, un espace de détente et de loisirs, un milieu naturel diversifié et habitat de la faune : telles peuvent être résumées en quelques mots les prestations de nos forêts.

Forêt-valais, l’association des propriétaires forestiers valaisans du Valais, fêtera en 2016 ses 20 ans et en profite pour lancer une campagne de promotion des forêts valaisannes et de ses ressources.

La forêt et le bois en Suisse

cabanemtrose
L’OFEV publie le nouveau fascicule sur la forêt et le bois en Suisse. Innovant, durable et vivant, tels pourraient être les qualificatifs de l’exploitation du bois suisse.

Vivian (1990) et Lothar (1999), le Valais aussi concerné

Les deux derniers ouragans Vivian et Lothar ont profondément marqué les esprits des forestiers. Financièrement, des investissements importants en soins aux forêts sont anéantis en quelques heures. Des forêts soignées et offrant des espaces de détente deviennent impraticables et dangereuses. Des forêts protectrices offrent de grandes surfaces ouvertes ne retenant ni le manteau neigeux, ni les chutes de pierres.

Après 25 ans, respectivement 16 ans, l’Institut fédéral de recherches (WSL) publie divers articles sur le sujets. Si à basse altitude le rajeunissement est suffisant, en haute altitude il demeure encore insuffisant pour assurer l’efficacité des forêts protectrices. Les bois imbriqués laissés sur place ont joué un rôle favorable les premières années, mais ceux-ci se sont tassés et leur effet a diminué ensuite. A contrario, l’évacuation des bois a eu une influence positive sur la densité du rajeunissement.

Pour le Valais, Roland Métral, ingénieur gestion des forêts du Bas-Valais, fait l’historique des 50 dernières années dans le Bas-Valais dans un essai. Il note une particularité valaisanne : le rôle important joué par le mélèze et le sorbier des oiseleurs pour la régénération des forêts. Le problème des dégâts du gibier, qui réduit la diversité des jeunes pousses, est mis en évidence. Et de conclure qu’avec les changements climatiques annoncés, l’importance du mélange d’essences en station va encore s’accentuer.

Voir également La Forêt 2004-11 « Le rajeunissement des forêts après la tempête Vivian« , R. Métral, T. Darbellay

Le Conseil fédéral adopte le message sur la révision de la loi sur les forêts

Après l’échec de la révision de la loi forestière en 2008, la Confédération avance sagement en privilégiant les objets les plus urgents et les moins conflictuels. Ainsi, avec l’adoption du message, le Conseil fédéral fait un pas en direction de la prochaine révision partielle de la loi forestière : les subventions pour la prévention et la réparation des dégâts aux forêts seront étendues aux forêts non protectrices, les mesures sylvicoles anticipées pour préparer les peuplements forestiers aux changements climatiques seront soutenues financièrement et de nouvelles dispositions permettront d’aider la promotion du bois. Rappelons au passage que l’utilisation du bois énergie a un bilan CO2 neutre, et le bois dans la construction stocke du carbone pendant toute la durée d’utilisation.

Guide de la forêt valaisanne

Le Service des forêts et du paysage du Canton du Valais vient d’éditer un guide de la forêt valaisanne. Celui-ci présente les richesses et les multiples fonctions de l’écosystème forestier. Il faut savoir que 24% de la surface du canton est recouverte de forêt. Les multiples rôles, les types et les métiers de la forêt y sont clairement présentés. Quelques balades sont proposées en annexe, ainsi que des mises en garde au sujet des tiques.

Plus-value bois suisse

Forêt-Valais, en partenariat avec Lignum, démontre dans une étude que l’utilisation de bois suisse n’entraîne qu’un surcoût modeste dans la construction. Les collectivités publiques devraient, de plus, prendre en compte le retour sur investissement lié aux impositions d’entreprises locales. Pour favoriser l’utilisation de bois suisse, qui garanti une exploitation respectueuse de la nature, la mise en oeuvre de l’ordonnance sur la déclaration concernant le bois et les produits en bois doit être renforcée.

Magazine «environnement» 1/2014 – Notre forêt

Le premier magazine « environnement » de l’OFEV de cette année met à l’honneur la forêt suisse. L’éditorial de M. Josef Hess, sous-directeur de l’OFEV, souligne l’intérêt de la population suisse pour la forêt, 85% des personnes interrogées s’opposent à un assouplissement de l’interdiction de défricher. Rolf Manser, chef de la division forêts, mets en lumière les défis majeurs à relever dans un interview sur la politique foresière, soulignant au passage l’excellent système de formation forestière suisse. La filière bois et la multifonctionnalité restent les thèmes phares dévelppés. Autres sujets traités : biodiversité, sylviculture de montagne et forêts protectrices, changement climatiques, cynips et autres organismes nuisibles.

La politique de la ressource bois

« La politique de la ressource bois doit soutenir une exploitation rigoureuse et durable du bois ainsi qu’une valorisation efficiente de la matière première. Pour être concrétisée de manière cohérente, elle se double d’un plan d’action mettant l’accent sur une utilisation écologique et économique du bois. » C’est en ces termes que la Confédération présente sa stratégie dans le domaine de l’économie forestière.

Henri Biolley en 1987 déjà

Un ouvrage historique de Henri Biolley refait surface à Neuchâtel.

Henri Biolley est une référence dans le domaine de la gestion forestière suisse. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur forestier à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ ETHZ) en 1879, il devient inspecteur d’arrondissement à Couvet de 1880, puis chef du service forestier de Neuchâtel en 1917. Henri Biolley est célèbre pour sa « méthode du contrôle » qu’il a appliqué avec succès dans les forêts jardinées. On trouve à Neuchâtel certainement parmis les plus belles d’entre elles. Sa publication « L’aménagement des forêts par la méthode expérimentale et spécialement la méthode du contrôle » de 1920 reste une référence.